Florian Chauvelin, vainqueur de la première édition du 100 Miles VTT Lozère tentera de décrocher une nouvelle victoire lors de la seconde édition. Nous avons souhaité lui poser quelques questions.

Par quel moyen as-tu découvert la création de l’épreuve ? As-tu réfléchis longtemps avant de t’engager dans cet ultra-marathon ? 

J’ai découvert cette épreuve lors de la forestière en 2017. Concernant mon inscription, je n’ai pas hésité une seule seconde à relever ce défi des 100 miles. Ayant terminé deux fois finisher de la MB race en 2016 et 2017 avec 2 tops 40 scratch, il me fallait un nouveau défi. Parcourir 160km en VTT et de plus en course est une chose incroyable en France. J’ai donc envoyé mon dossier dès l’ouverture des inscriptions.

 

Quelle a été ta préparation, et avec quelles ambitions ?

Concernant ma préparation, elle n’a pas été très axée sur la longue distance. Je cours dans un premier temps sur les coupes régionales et coupes de France XCO Élite. Avec un calendrier très chargé en XCO, j’ai du jongler entre ces deux types d’efforts sans pour autant prendre le départ d’un marathon pour m’y préparer. Mes seuls repères ont uniquement été mes 3/4 entraînements avec de longues et hautes intensités. Concernant mes ambitions, je ne m’étais pas forcément fixé d’objectifs précis pour une première course avec autant de kilomètres. C’est seulement quelques semaines avant le départ que je suis allé jeter un œil sur la liste des inscrits. J’ai vu que quelques têtes d’affiches et favoris y étaient inscrits. Plus les jours passés, plus les jambes répondaient. Alors je suis parti dans l’optique qu’il y avait quelque chose à jouer et qu’un top 10 voir 5 était peut être envisageable.

 

Pendant la course, as-tu utilisé les ravitaillements de l’organisation, ou les as tu plutôt gérer avec ton entourage ?

Concernant les ravitaillements, j’ai très peu utilisé ceux mis en place par l’organisation. Sur une épreuve ultra-marathon de la sorte avec 160km à parcourir, on ne sait jamais trop dans quel aventure on se lance. Ce dont on peut être sur, c’est qu’une très longue journée nous attend. C’est pour cette raison que j’ai sollicité mes parents (que je remercie encore fortement) concernant la logistique afin de ne rien manquer le jour J et mettre toutes les chances de mon côté.

 

A quel moment de la course as-tu réalisé que la victoire était accessible ?

Le course a démarré tambour battant.Nous nous sommes très vite retrouver une dizaine à l’avant de la course pendant quelques kilomètres. C’est au pied du Mont-Aigoual que nous avons décidé de prendre les choses en mains avec Yannick (Yannick Cornille) et de tenter l’aventure à deux pour creuser l’écart sur nos poursuivants. C’est au Km 60 où j’ai réalisé qu’il y avait une possibilité de faire quelques choses de grand aujourd’hui. En effet, je me suis détaché de Yannick dans la longue descente menant vers Meyrueis. C’est ici que j’ai pris le pari fou de fournir un gros effort pour me détacher et essayer de m’isoler seul en tête pour faire un long cavalier seul.

 

 

Un mot sur le parcours, parmi les deux ascensions (Mont Aigual, Mont Lozère) laquelle est la plus compliquée à gérer ?

Un mot sur le parcours, juste incroyable ! Je voudrais déjà remercier tous les bénévoles qui ont œuvré à la mise en place de cette fabuleuse épreuve. De longues montées roulantes, des descentes techniques, tout ce qu’il faut pour un ultra-marathon. Concernant les deux grosses ascensions, les deux Monts sont différents. Le premier nommé, le mont Aigoual arrive assez tôt dans la course. Seulement 45km après le départ. A ce moment de la course, les jambes répondent bien et le col se gravit assez rapidement sans trop de difficulté. Le deuxième cité, le mont Lozère est situé au km 115. Il y a déjà au moins 6h de selle pour le premier concurrent. L’approche est totalement différente. Le physique en a pris un bon coup. C’est donc le mental qui prend le dessus à ce moment de la course. Pour ma part, la deuxième a été très difficile. Les débuts de pente sont assez raide. La montée paraît interminable.

Florian Chauvelin (à gauche) et Yannick Cornille (à droite)

Quel est le facteur clef selon toi pour devenir finisher ? (L’alimentation, la gestion de course, la motivation…)

Pour devenir finisher d’un ultra marathon de la sorte, tout doit être pris en compte. De la préparation physique qui doit être optimale pour encaisser une telle journée à une motivation et un moral d’acier, en passant par une gestion de l’effort qui doit être irreprochable. Toutefois, au delà du facteur humain, il y a également un facteur mécanique qui n’est pas des moindres à prendre en considération.

 

Pour cette année outre le classement, as-tu pour objectif d’améliorer ton temps ? Si oui, en combien souhaites-tu boucler l’épreuve ? 

Je ne me suis pas forcément fixé d’objectif au niveau du temps. Certains facteurs entrent en jeu comme la forme physique, la météo et les imprévus auxquels le pilote doit faire face (soucis mécaniques notamment). Repartir sur les mêmes temps de passage que l’année dernière serait déjà une satisfaction. Mais si on m’annonce que je joue la gagne tout en mettant une heure de plus, je signe tout de suite !